Fabienne Migout

Nature et Rencontres ... Histoire d'une course pas comme les autres ...

Mes deux aînés Matthew et Lola (12 et 11 ans) sont nés en usine (une grande maternité), me laissant un souvenir plutôt mitigé en terme d'écoute du milieu médico-mécanique.
Suite à ces expériences, j'ai entendu parler d'accouchements à domicile régulièrement pratiqués en Allemagne et en Angleterre par des amies.

Lorsque la question d'un troisième bébé s'est posée avec Mickaël (qui serait lui papa pour la première fois), l'envie de vivre cette naissance ensemble à la maison nous est venu tout aussi naturellement.
Nous rencontrons notre bébé pour la première fois à l'échographie des 12 semaines, et j'ai l'impression d'être une nouvelle maman-pilote ! L'excitation est aussi forte que pour mes deux grands, et le désir d'accoucher à la maison déjà intégré.

Ainsi avec l'aide d'une amie étudiante en huiles essentielles (ce n'est pas tout à fait pareil que les huiles moteur ou de boite), nous entamons nos recherches pour trouver une sage femme libérale prête à nous accompagner. Jamais je n'aurais imaginé que le circuit de recherche soit à ce point semé d'embûches. La peur des responsabilités, des poursuites au tribunal règne en spectre, où plutôt en maître dans les mentalités d'aujourd'hui. Accoucher à domicile est perçu comme si on était de purs inconscients, certaines sage femmes me l'on dit tel quel !
J'ai contacté une sage femme allemande qui malheureusement arrête son activité libérale, mais qui m'a communiqué les coordonnées de Gisèle PIROIT.

Après un premier contact par téléphone suivi d'un échange mail, nous nous rencontrons début septembre lors d'une première consultation. Je sens dès les premières minutes que cette rencontre est la bonne en vue de l'endurance de plusieurs jours que nous voulons vivre, où Gisèle serait notre team manager. A l'issu de cette première séance libre « rendez-vous », nous repartons le coeur gonflé de joie, de savoir que nous avons trouvé une sage femme (et quel directeur de course !) pour nous accompagner.

A partir de ce jour, pas une nuit passe sans que je rêve de cette naissance à la maison tant attendue.

J'attends avec impatience de recevoir le jacuzzi gonflable commandé sur internet. En attendant, nous collectons des petits vêtements et nombreuses autres affaires de bébé (merci Séverine et Valérie !). J'ai même ressorti quelques « mini bodys » taille prématuré de mes 2 grands, tous deux petits bébés de 2,7 et 2,4 kg. Sans pouvoir en être sûre, j' imagine notre petit « LOU » être d'un même gabarit crevette... idéal pour la 125 quoi!

Gisèle vient faire « les révisions » suivantes à domicile, contrôlant le suivi des examens de grossesse que je fais à l'usine assez proche de la maison.

Les sages femmes n'y sont pas toutes fermées quand à notre projet, mais c'est loin d'être la majorité.
Par chance, la « mécano-anesthésiste » que j'ai dû quand même consulter au cas où a... elle même accouché deux fois à domicile ! Elle est heureuse de mon choix et entendre ses encouragements me fait beaucoup de bien, je pense qu'à elle aussi. Nous rions bien de ce paradoxe si amusant. L'usine où je fais mes examens semble être relativement ouverte aux accouchements à domicile par rapport à l'ensemble des autres, privées ou publiques.

Notre p'tit  Lou  « prévu » pour le 16 janvier 2009, pourrait bien faire le coquin et arriver pour Noël. Dans tous les cas, il est un merveilleux cadeau pour tous les deux! A noter qu'il a déjà une DUCATI électrique (900 monstro réplica), ainsi qu'une SUZUKI en bois...
Noël arrive, je suis un peu fatiguée car j'ai reperdu 2 des 8kg pris pendant la grossesse après avoir été malade toute la semaine. P'tit Lou l'a senti et m'a laissé un peu de temps pour reprendre des forces... Si ça c'est pas de la communication!

Vendredi 26 décembre vers 23h, j'ai une fuite d'eau. Il semblerait bien que la poche des eaux soit fissurée... Comme Gisèle avait bien expliqué ce cas de figure possible, pendant les séances de préparation à la naissance, on ne panique pas du tout; on entre juste dans une phase « d'observation ». Je décide donc de ne l'appeler que demain pour la prévenir si rien ne se passe d'ici là.

Le lendemain matin, samedi, c'est le calme plat. Je n'ai pas de contractions et j'ai même très bien dormi ! J'appelle donc Gisèle en fin de matinée. Nous décidons tous les trois, à l'issu de ce premier tour, de refaire le point en fin de journée.

N'ayant pas eu de coup de fil de la journée, Gisèle vient aux nouvelles vers 20h00. Elle nous propose de venir écouter le bébé avec son matésis pour s'assurer que tout va bien. Je suis contente d'entendre le moteur de notre p'tit Lou qui semble vouloir rester bien au chaud pour le moment.

Gisèle repart et la nuit est aussi calme que la précédente. Avec son papa on attend notre p'tit Lou dans nos rêves, en attendant qu'il pointe le bout de son nez-chappement...

Dimanche matin, le téléphone sonne à 8h00, Gisèle revient aux nouvelles.

Mickaël décroche car je dors ! P'tit Lou a peut-être lui aussi besoin de repos avant son passage au contrôle technique...

Gisèle s'inquiète un peu que les essais n'aient pas commencé, mais pas tant pour le bébé qui bouge bien. En fait, c'est pour le délai des fameuses « 48H » données dans les manuels techniques d'usine concernant un éventuel risque d'infection.

Comme la veille, on se donne rendez-vous par téléphone le soir au cas ou rien ne s'est passé. Ce dimanche est magnifique comme un GP au soleil, et notre « woozle sweet home » est pleine de nos amis, comme tous les week-end. Je m'active tout au long de cette journée en espérant que ça aide un peu les contractions toujours bien timides.

Le soir arrive et... toujours rien... P'tit Lou fait des tours de circuit dans mon ventre, mais n'est pas encore décidé à prendre le départ, ni à faire des essais de nuit !

Gisèle nous propose donc de venir avec sa collègue commissaire de stand, qui a des compétences en acuponcture. Elles arrivent donc, et nous écoutons d'abord ce bébé coquin qui va très bien.

Nous commençons à nous inquiéter du dit délai, car nous sommes à 48H maintenant. Avec le papa, nous exprimons à Gisèle notre souhait de nous donner jusqu'au lendemain. Elle est d'accord avec nous vu l'enregistrement du matésis. Cécile me pose donc les aiguilles d'acuponcture, pour essayer d'aider le travail à se déclencher. Tout comme dans les carbus, le tout est de trouver la bonne hauteur !

Nous devons attendre et espérer que ça démarre...
Lundi matin, le son du téléphone retenti à nouveau sans que les contractions aient commencé... Je suis un peu triste, et commence à stresser à l'idée que notre course soit annulée... Gisèle nous parle franchement, nous exprimant son souhait que nous nous rendions à l'usine. Il nous faut faire un contrôle pour s'assurer que tout va bien, même si nous ne sommes pas réellement inquiets. Nous ne pouvons prendre de risques, l'accouchement à domicile est déjà si mal perçu... Gisèle, dans sa démarche souhaite montrer une fois de plus à l'usine qu'elle ne souhaite pas du tout travailler à leur encontre, mais en équipe avec eux. Puis, sait-on jamais, le fait de me faire examiner pourrait aider à démarrer !

Comme rien ne se passe donc, nous nous rendons à l'usine comme prévu vers midi.

Gisèle a appelé le service de garde entre temps, et m'a prévenue que le mécanicien de garde n'est pas du tout favorable aux accouchements à domicile... alors si nous voulons repartir, ce ne sera pas forcément simple.

A notre arrivée, nous sentons de suite une réticence, de la part de la sage femme qui m'examine, à l'idée de me laisser repartir. Elle m'explique d'entrée de jeu que le mécanicien de garde risque de refuser par rapport au délai des « 48H », et qu'ils ne veulent pas aller au tribunal !

Oups, ça commence bien. Nous restons très zen avec le papa, et faisons tous les examens (matésis, analyse de liquide de refroidissement et de liquide amniotique). Dans la mesure où tout va bien pour notre p'tit Lou coquin, nous restons plus déterminés que jamais. Je sais ce qu'il me faut faire pour démarrer la course, je dois aller marcher en montagne ! Mickael trouve l'idée excellente, je dois écouter mon corps.

Le mécanicien de garde arrive enfin au box, et son visage fermé parle avant même qu'elle ne prononce son premier mot. D'un air sévère, elle s'adresse à moi en me disant que maintenant ça suffit, on arrête les bêtises, elle va me faire accoucher parce qu'il le faut ! Nos regards se croisent avec le papa, sans avoir besoin de se parler, nous savons que nous n'avons pas changé d'avis.

Toujours aussi calmement, nous lui disons vouloir prendre le temps d'appeler Gisèle pour en parler avec elle, et s'accorder un petit moment de réflexion. Face à notre détermination, elle nous dit que si nous décidons de repartir, nous devrons signer une décharge de responsabilité...

Si nous n'étions pas aussi sûrs de notre choix et pleinement en confiance avec Gisèle, nous céderions certainement par trop de culpabilité... Je suis vraiment triste de cette attitude, mais nous repartons. Nous devons revenir le soir si le travail ne s'est pas déclenché, alors le chrono est lancé.

Direction la mairie pour aller faire la déclaration prénatale, puis nous rentrons à la maison rejoindre nos 3 amis avec qui, nous partons marcher à Villard de Lans à 2000 mètres d'altitude. Après une petite séance de poussette de la voiture en panne sèche (!!!), nous parvenons enfin à partir.
Arrivés au pied des pistes, nous entamons la remontée d'une piste noire. Dès les premiers 50 mètres, je sens que c'est bien ça qu'il me faut, je parle à mon p'tit Lou et lui explique pourquoi je fais ça.

Le soir tombe déjà, la neige gèle et je dois marcher dans les traces de Mickael ou William pour ne pas rouler jusqu'en bas !

Petit à petit, pendant 1H30, nous remontons cette piste noire aux 2 tiers. La vue est magnifique d'en haut, les phares des voitures redescendant de la station serpentent le long de la route en lacets (tel le BOL de nuit au CASTELLET!).

Nous entamons la descente, la fuite d'eau s'est agrandie, pas de doute là-dessus... ça coule !
Pour éviter les bouchons, nous allons nous réchauffer dans un restaurant où... fait du hasard... mon frère travaille ! Nous lui expliquons la raison de notre venue et lui aussi nous prend pour des extra-terrestres.

Nous rentrons vers 20H30 à la maison quand je reçois un appel. C'est l'usine, qui malgré la décharge signée le matin même, nous demande de revenir ! J'essaie de leur expliquer que je voudrais me reposer et nous donner jusqu'à demain matin. J'apprends alors qu' ils ont appelé Gisèle 2 fois dans l'après-midi lui demandant de « me raisonner » alors il faut y aller... Pour ne pas la mettre en porte à faux.
Une immense tristesse s'empare de moi, les émotions me gagnent soudainement et c'est incontrôlable. Sans l'identifier, j'entre dans la fameuse « phase émotionnelle ».

Je leur dis donc que je vais me préparer et venir. Je traîne les roues car je suis sûre de moi, le travail va démarrer tout seul dans la nuit. Là j'ai juste besoin de dormir un peu en attendant de prendre mon relais. C'est donc à reculons que je vais prendre une douche. Je me prépare un sac ( j'en avais fait un pour le bébé mais pas pour moi, j'étais tellement sûre d'accoucher à la maison...) sans trop savoir quoi prendre.
J'ai faim, alors Mickael nous prépare un petit pique-nique que nous mangerons avant d'entrer dans l'usine.

Nous partons enfin, tous deux en larmes comme des gamins tant nous sommes tristes de cette situation si injuste !
Les larmes m'empêchent de relire le SMS que j'envoie à Gisèle pour l'informer de notre départ. Elle est avec une maman qui a accouché en fin d'après-midi. Je me dis que cette maman a eu tellement de chance de réaliser son projet alors que le notre semble se crasher dans le bac à graviers...Je me sens prisonnière du système, on ne peut pas décider de la venue de notre bébé alors qu'il va très bien...
Je m'enfonce dans la phase émotionnelle toujours sans m'en rendre compte, c'est génial d'y repenser après coup !
Mickael essaie de garder son sang froid, mais il a lui aussi bien du mal à contrôler ses émotions.

Il roule tout doucement, on a baissé les bras mais il prend les ralentisseurs comme des doubles, des fois que... A 22H36 on arrive à l'entrée de Voiron où se trouve l'usine. Je sens 2 contractions bien plus fortes que jusqu'alors, à 2 minutes d' intervalle. On décide de traîner un peu pour voir si par chance, le travail se mettrait bien en route, ce qui éviterait une intervention médico-mécanicale pour le déclencher !

Je garde les yeux rivés sur le chrono et surveille attentivement l'espace entre les contractions, qui restent régulières toutes les 2 à 6 minutes. On tourne comme ça pendant une demi-heure puis, j'appelle Gisèle pour lui dire. C'est comme si un dernier espoir renaissait tout à coup.

Elle me dit qu'elle pourrait être à nouveau disponible à minuit, alors nous devons prendre encore un peu de temps pour être sûrs de nous. On prévoit de se rappeler avant d'aller à l'usine où nous devons nous rendre dans tous les cas, puisqu'ils nous attendent pour un STOP and GO. Nous mangeons donc nos spaghettis froides, j'ai la fringale !

Minuit approche, le travail a bien commencé, j'en suis on ne peut plus sûre. Les contractions sont régulières et commencent à faire mal. On rappelle Gisèle, puis on monte à l'atelier. Je pense, que la détermination de rentrer accoucher à la maison se lit sur nos visages, à nouveau animés par l'espoir de rentrer donner naissance à notre bébé, chez nous. La sage femme qui nous accueille est au courant par l'équipe précédente de notre souhait, et le mécanicien de garde a changé. On se sent nettement plus à l'aise, l'ambiance générale étant si différente de ce matin. C'est comme si on était ailleurs... Je me fais donc ré-examiner, le col a bougé un peu depuis ce matin, mais c'est timide.

Elle voit en revanche que j'ai des contractions cette fois. Sur consignes du mécanicien de garde, elle m'installe et place le matésis pour écouter et enregistrer le moteur de bébé LOU. Si tout va bien dans les 2 heures qui suivent, on pourrait repartir ! Il me faut d'abord rester au moins 1H30 sous matésis. L'espoir est bel et bien revenu! On appelle donc Gisèle pour la prévenir, et on lui confirmera si on peut donc repartir.

En attendant, elle va essayer de se reposer un peu de sa longue journée, commencée aux aurores.

Les contractions appuient bien sur le col, ça c'est sûr ! Elles sont régulières, et la porte s'est un peu plus ouverte à l'examen une heure et demi plus tard. Comme le moteur du p'tit Lou est un vrai moteur de bébé sportif, la sage femme va donc demander l'autorisation du mécanicien de garde (en pleine césarienne) de nous laisser repartir... Suspens... Les minutes paraissent des heures quand elle arrive enfin, le sourire aux lèvres. Elle semble contente de nous apporter la bonne nouvelle, j'ai pour ma part du mal à contenir ma joie ! C'est un autre aspect de la phase émotionnelle semble-t-il.

Mickael s'empresse de rappeler William et Helen, qui du coup étaient rentrés chez eux dormir, puisqu'on partaient pour l'usine. En fait, William sentait que ça risquait encore de changer alors ils n'étaient pas encore couchés !

Génial, ils repartent donc aussitôt en direction du garage des « WOOZLE »; où Steffie est restée, et a remis le jacuzzi en chauffe. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, on est sur le chemin du retour.

Mickael accélère un peu pour encaisser les dos d'âne entre 2 contractions, qui sont un peu plus douloureuses. Nous n'appelons Gisèle que vers 2H30 du matin, lorsque je commence à avoir bien mal. Tout le monde est là vers 3H00, mais j'avoue que j'ai déconnecté par épisodes, et n'ai pas tout suivi à partir de ce moment là.

Je respire profondément, et ai du mal à trouver une position confortable. Le p'tit Lou bouge entre les contractions ça fait drôle!
Tantôt j'ai la sensation d'avoir froid, tantôt je surchauffe! Vers 4H00, je vais dans le jacuzzi. L'eau est bien à 37 degrés, mais j'ai froid quand même, je n'arrive pas à faire remonter la température.

Mickael me rejoint, je me laisse aller entre les contractions, où je savoure chaque seconde de répit!

Le travail se poursuit, Gisèle est allongée sur le pont-canapé juste à côté du jacuzzi. Elle se repose, mais que d'une oreille... elle ouvre un oeil au moindre bruit anormal, aussi infime soit-il.

J'ai senti le p'tit Lou descendre et tourner sa tête, ça se rapproche ! Mon pauvre Mickael serre les dents, parce que sans m'en rendre compte, je le mord!

Quelques contractions bien fortes plus tard, je sens qu'il est temps de pousser. Gisèle est là, me rassure avec Mickael que si, je peux le faire, je peux pousser pour arriver à faire sortir mon bébé !

Je suis dans la dernière ligne droite, la phase « du doute ».

Je ne suis pas à l'aise pour pousser, je me retourne face à Mickael que je serre de toutes mes forces. Je n'ai pas de mots pour décrire l'intensité du moment. Nous ne sommes qu'un...

Une contraction arrive, je croise les yeux de William qui partage à fond cet instant magique, tout comme Helen et Steffie (qui n'ont pas encore d'enfant).

Je pousse, sent comme une brûlure glisser, ça ne dure qu'une fraction de secondes. La tête du p'tit Lou est sortie ! Soudain, j'ai l'impression de me reconnecter à la réalité du moment. Je demande à nos amis de s'approcher pour venir voir bébé, qui n'est pas encore tout sorti. Il est encore à moitié sous l'eau, et à moitié en moi. La prochaine contraction arrive, mais sans plus attendre, je lui fait les freins avec la poussée finale.

La tête dans la bulle, p'tit Lou finit de sortir et Gisèle le sort de l'eau. On entend alors son premier cri encore faible en décibels. Je relâche mes émotions, je n'ai plus mal, j'ai déjà oublié!

De ses grands yeux tout ronds, notre bébé grenouille scrute ce qui se passe autour de lui, comme pour découvrir où il a atterri.
Je dois sortir de l'eau pour la délivrance du kit-placenta, afin de permettre à Gisèle de vérifier qu'il est entier. Je ressens cette naissance comme une victoire de course, sans aucun doute mon plus beau titre. Une victoire sur des circonstances qui ont bien failli avoir raison de nous. Nous avons contribué à notre niveau, à démontrer que le travail d'équipe paie, qu'il est encore possible aujourd'hui de donner naissance de façon naturelle, et vivre un moment sans aucune commune mesure.

Lorsque tout va bien pour la maman et le bébé, on devrait avoir le droit de choisir comment on veut donner la vie.

Merci à Mickael qui, papa pour la première fois a fait preuve d'une présence extraordinaire.

Merci à Gisèle, de nous avoir accompagnés dans cette aventure, et aidés à croire en nous.

Merci à William, Helen et Steffie de leur soutien, de toutes leurs attentions jusqu'au bout et d'avoir partagé cette course avec une telle intensité.

Chacun de nous je pense, a ce moment gravé à tout jamais...

Fabie