| Fabienne Migout |
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EUROPEAN WOMEN'S CUP Vallelunga Part One, Part Two |
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Résumé de VALLELUNGA vu par la FLYING PigletPar curiosité de me confronter aux pilotes Italiennes, goût du fun et soif d’aventures étaient 3 des milles et une raisons de m’inscrire à cette manche de l’EURO WOMEN CUP, à VALLELUNGA que je n’avais vu qu’à la télé . Mercredi soir, c’est donc seule au volant de mon camion tractant la caravane, que l’aventure commence. Départ à 20h30 de Poliénas, un itinéraire Michelin à bord et même pas peur de me perdre ! Le trajet fût long et éprouvant, surtout avec la pluie la plupart du temps. Ce n’est pas grave, il fait soleil dans ma tête : je suis motivée à bloc. J’arrive donc à bon port, Francine et Fabian sont déjà là. Que c’est bon de revoir les copines avec lesquelles j’ai débuté ! Les Italiens ont un sacré sens de l’organisation ! ils font entrer les camions un par un, les placent et à raison d’un toutes les 20 à 30 minutes environ, on est pas encore rentrés... Lydia nous a fait les freins sur ce coup là, elle est arrivée tôt et est déjà installée. Claire (organisatrice côté France) nous rejoint avec Paola (organisatrice côté Italie) pour aller récupérer nos passes en attendant notre tour ; qui a été plutôt long après une nuit blanche de trajet : 4H30 d’attente... Nous installons donc nos structures « rikikis » (mon auvent de caravane et la petite tente 3x3m de Francine) comparées aux véritables hospitalilys italiens. Comble de l’ironie du sort, notre emplacement désigné se trouve juste à côté d’une immense structure DUCATI CORSE avec 2 semi-remorques magnifiques et...de véritables 999 de superbike !!! Le 3ème effet kiss cool fût la nouvelle concernant les 2 pilotes de ces trésors mécaniques : 2 italiennes courant avec nous !!! Il y a quelque chose qui m’échappe, en France, même Frédéric Protat et David Muscat n’en n’ont jamais eu de comme ça pour défendre un titre en open ! JEUDI soir, le sommeil me rattrape et me flanque au dodo... VENDREDI : Nous n’avons droit qu’à 2 séances libres de 20 minutes, c’est plutôt short pour apprendre un circuit avec ses secrets pour aller vite, trouver son braquet et ressentir le bon compromis suspensions. Il faudra peaufiner tout çà en qualif... Mon premier sentiment à l’abord de ce circuit fût : « wahou, c’est géant ! » C’est un tracé gros cœur, avec des entrées très rapides en courbe, un « Pif-Paf » géant qui... Se prend à fond ! (c’est un des secrets pour aller vite...) Je m’éclate, j’adore ces longs moments en apné et le chrono n’est pas mal dès la deuxième séance libre : 1’27’83. J’hésite juste à rallonger une dent, on verra demain, la nuit porte conseil. Ce soir, c’est mon FREDOUX qui n’est pas frais : arrivée à 7h30 ce matin après une longue nuit solo pour m’emmener la moto de... St Etienne ! Yves aussi n’est pas en top forme : il est parti de Toulouse en avion en passant par Franckfort ; jusque là tout va bien. Sur place, il apprend que son vol pour Rome est annulé ils sont en grève ! Après quatre heures de sainte patience, il parvient à trouver un vol pour nous revoindre, sauf que... son bagage n’a pas suivi, il a été très probablement perdu à Franckfort ! Nous allons donc tous les 3 au dodo pour un repos bien mérité. SAMEDI MATIN : Première séance qualif à 10h45. Je me sens d’attaque et motivée quoiqu’il arrive. Le temps nous menace de passer à l’orage mais c’est pas grave, la piste est au final à peine humide, ça va sécher. Je m’élance pour mon tour de chauffe et prend de suite la roue l’ALESSIA POLITA qui roule très vite ici. J’apprends ainsi d’entrée de jeu qu’il n’y a qu’une seule trajectoire vite dans ce « Pif-Paf » qui passe à fond. Le problème, c’est que cette trajectoire mène directement au sommet d’une compression sur le point de corde et... La R 1 tente de m’échapper par un violent guidonnage jusqu’à la zone de freinage du double droite de « CIMINI ». J’attrape le frein et... merde merde merde y a rien !!! Je jette quand même la moto dans le double droite qui est très large et en dévers positif sur l’entrée. De toute façon, je ne sens pas le coup d’aller m’écraser tout droit en face dans le mur de pneus... Je suis rentrée tellement vite que je défie quiconque de me faire l’inter ! Malgré le dévers positif, l’angle maxi de chez maxi que je mets et la largeur de la piste, ma roue avant mord dans le vibreur puis... dans la terre... Je me réveille au PC médical sans aucun souvenir de ce qui c’ est passé. J’ai pris un « Pète au casque » de plus. Cool, les médecins ne me posent pas trop de questions, tant mieux je n’y comprendrai pas grand chose et je ne me souviens de rien !!! Ma première vraie préoccupation est l’état de la moto, et combien de temps nous sépare de la qualif de l’après-midi... Comble de la malchance, il se met à pleuvoir lorsque je sors du médical. Reprenons-nous, Fred et Yves me rassurent que la moto n’a rien, le problème est le temps qualif s’il continue à pleuvoir. En effet, je ne suis pas qualifiée pour l’instant puisque je me suis bourrée avant le bouclage du premier tour, et que les temps de la séance furent réalisés sur le sec. Je me repose un peu, les garçons vérifient et nettoient la moto, ils contrôlent les freins mais on ne sais pas trop quoi faire d’autre pour que ça n’arrive plus. Le doute demeurant, il faudra faire avec. Une belle éclaircie et un brin de vent me sèche la piste, c’est déjà top. Je m’en vais donc soulagée d’un poids et décroche le 4 ème temps, malgré un moins bon chrono Qu’ en séance libre hier après-midi. Je partirai 5 sur la grille de départ demain car une fille a roulé un peu plus vite ( 0,06 millièmes) ce matin. Changer le braquet n’était pas une bonne idée, je reviens sur mon idée de départ après concertation avec Yves. La suite : Un dimanche à vallelunga |
